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L'ordre juridique communautaire s'intègre dans
l'ordre juridique interne des Etats membres.
Cette intégration s'opère selon des modalités différentes
selon que les actes adoptés par les institutions européennes sont
d'application directe, comme c'est le cas des règlements aux termes de
l'article 249 du Traité instituant la Communauté européenne (TCE), ou appellent en
principe des mesures nationales d'exécution, comme c'est le cas des
directives ou décisions-cadres, aux termes, respectivement, des articles 249 du
TCE et 34 du Traité sur l'Union européenne (TUE).
La méconnaissance par les Etats
membres des obligations qui leur incombent dans la transposition des directives
ou, plus largement, dans l'application du droit communautaire, peut conduire
la Commission européenne, dans son rôle de gardienne des Traités, à engager
des procédures à leur encontre sur le fondement des articles 226 et 228 du TCE,
susceptibles de conduire à leur condamnation en manquement par la Cour de
justice des Communautés européennes, voire à des sanctions pécuniaires.
Au-delà de la définition des
positions françaises dans la négociation, le SGAE assure le suivi de la
transposition en droit interne des directives et des décisions-cadres, conformément
à la
circulaire du 27 septembre 2004 du Premier
ministre .
Ce suivi global est assuré par le secteur juridique, chaque secteur étant
responsable de l'organisation du travail interministériel pour les directives
qui le concernent.
Les réponses des autorités françaises à la Commission
européenne dans le cadre des procédures pré-contentieuses (mise en demeure,
avis motivé) sont préparées au plan interministériel sous l'égide du SGAE.
Les secteurs concernés, en liaison avec le secteur juridique, coordonnent la préparation
de ces réponses.
Le traitement interministériel des affaires en instance devant les
juridictions communautaires s'effectue également sous l'égide du SGAE, que
ces affaires concernent directement la France (comme les recours en manquement
dirigés contre la France, ou, à l'inverse, les recours introduits par la
France, les questions préjudicielles soulevées par les juridictions
nationales) ou indirectement (comme les questions préjudicielles d'autres
Etats membres ou les recours introduits par d'autres Etats membres ou par les
institutions). C'est en fonction des décisions arrêtées au niveau
interministériel que la direction des affaires juridiques du Ministère des
affaires étrangères rédige le mémoire qui sera déposé au nom du
Gouvernement français auprès des juridictions communautaires ou plaide au nom
du Gouvernement dans les phases orales de la procédure.
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