RAPPEL SUR LA STRATEGIE DE LISBONNE ET SUR LA REVUE A MI-PARCOURS C’est le Conseil européen de Lisbonne, des 23 et 24 mars 2000, qui a défini des priorités pour l’Europe sur une période de 10 ans. La « stratégie de Lisbonne » vise à faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Accès aux conclusions du Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000 Le rapport KOK A l’approche de 2005, l’Union européenne s’est lancée dans la « révision à mi-parcours » de la stratégie de Lisbonne. A cette fin, le Conseil européen de novembre avait confié à un groupe d’experts à haut niveau, présidé par M. Kok, la mission d’effectuer un rapport sur la stratégie de Lisbonne. Ce rapport, remis en novembre 2004, dressait un tableau mitigé des résultats de la stratégie de Lisbonne. a) sur le fond Le rapport Kok considérait que la stratégie de Lisbonne continuait à être valable mais les objectifs chiffrés assignés par Lisbonne ne seraient probablement pas atteints. Il notait des résultats encourageants - comme la création de 6 millions d’emploi depuis le lancement de la stratégie. Cependant, le rapport estimait que les chances étaient minces d’atteindre les objectifs fixés pour 2010, notamment en matière de taux d’emploi (70 %) et de dépenses de R&D (3 % du PIB). Tout en signalant que l’élargissement augmentait la dispersion des Etats membres par rapport aux objectifs, le rapport Kok ne proposait ni de remettre en cause ni de différer les objectifs. b) sur la gouvernance (qui faisait l’objet d’une partie spécifique, intitulée « faire fonctionner Lisbonne ») Le rapport Kok faisait en substance le constat d’une carence dans l’appropriation nationale de la stratégie de Lisbonne. Il considérait qu’une vue d’ensemble des mesures envisagées par les gouvernements était fondamentale pour assurer l’efficacité du processus. Le groupe à haut niveau invitait donc chaque Etat membre à établir un « programme d’action national », décrivant la façon dont il entend atteindre les objectifs de Lisbonne. |